Vicente Gallego Barredo, connu comme Vicente Gallego, né à Valence en 1963, est un poète espagnol qui écrit en castillan. Il est l'un des plus remarquables représentants de la poésie de l'expérience, le principal mouvement poétique des années 1980.
Pour les articles homonymes, voir Gallego et Barredo.
Premio a la Creación Joven (1990) Prix Loewe (2001)
Auteur
Langue d’écriture
Castillan
Mouvement
Poésie de l'expérience
Genres
Poésie
Œuvres principales
La luz, de otra manera
Los ojos del extraño
Cuentos de un escritor sin éxito
La plata de los días
Santa deriva
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Biographie
Après avoir abandonné ses études de philosophie et de lettres, il dut exercer plusieurs petit boulots, de messager ou employé de la décharge toxique des Dos Aguas à Valence à portier et danseur. Cela lui permit de vivre l'expérience du contact avec le monde réel. Certaines de ses expériences étaient plus qu'un moyen de subsister: elles étaient des aventures plus intenses qui lui offraient la possibilité de vivre la solitude dans les champs, par exemple; c'est ce qui lui permit d'intensifier sa vocation poétique, et de se plonger dans la poésie de Juan Ramón Jiménez, Pablo Neruda ou Cesar Vallejo entre autres.
Il commença ensuite à cultiver une poésie très influencée par Luis Cernuda et Blas de Otero, entre autres.
La fluidité de ses vers et son imagination étaient déjà présentes dans Santuario, bien que sans trouver l'enrobage qu'il sembla trouver dans La luz, de otra manera, pour lequel il obtint en 1987 le prix Premio Rey Juan Carlos I. Il y usait de vitalisme existentiel saupoudré de notes prosaïques pour raconter le quotidien d'un sujet sensible, solitaire et passif.
En 1990, il reçoit le prix Premio a la Creación Joven de la Fondation Loewe[1] pour Los ojos del extraño, où il se détache de son œuvre précédente, en s'orientant vers une narration d'expériences d'un genre plus pessimiste.
En 1995, Vincente Gallego donne un ton beaucoup plus réflexif qui devient hautement contemplatif par moments avec La plata de los días (prix Premio Internacional de Poesía Ciudad de Melilla).
Son recueil de poème le plus métaphysique, épais et sombre — ses cantiques, ses hymnes à la nature étaient toujours contrastés par une plus grande précarité de la vie; sa sérénité, ses jubilations étaient toujours minimisées par des allégories du mal omniprésentes —, Santa deriva obtint le prix Loewe en 2001, ce qui fut son plus grand succès.
Il ira par la suite faire évoluer sa lyrique, sa forme de plusieurs façons donnant l'impression que ce qui est important dans le poème est généré par lui, tout en se situant en dehors.
Il finira par se passer définitivement des systèmes métriques et rhétoriques pour ne se concentrer que sur la recherche du sens profond de la vie et du monde, comme il le laissait déjà apercevoir dans l'un de ses poèmes les plus représentatifs qu'est La Rosa Montaraz, inclus dans Cantar de ciego pour son aspect métaphysique et cette volonté intime de se révéler, comme cité plus haut:
«
« [...]
Qué aventura
mejor
que este soltarnos
con el aceite fino
del idioma
en busca de esa flor,
la misma y sola,
la de ayer,
que no hay otra
[...]
y la flor
todavía
— qué mejor aventura —
toda está para aquel que llega luego,
completa y renovada,
y ese viene y le roba
la corola también y no se acaba
en el darse,
y se da,
para ti
y para mí,
la recóndita flor,
la en alto toda.
[...] »
»
—Vicente Gallego, La Rosa Montaraz
«[...] Quelle aventure est plus grande que se lâcher avec cette huile fine de la langue à la recherche de cette fleur cette même et unique, celle d'hier car il n'y en a d'autre [...] et la fleur de nouveau - quelle plus grande aventure - est toute offerte à qui vient ensuite, complète et rénovée, et celui-ci vient et lui vole la corolle aussi et elle n'en finit pas de se donner, et elle se donne, pour toi et pour moi, la fleur cachée, elle qui est tout en hauteur. [...]»
—La Rosa Montaraz
Il s'affirme en ce sens en rejetant dans sa poésie la plus récente la poétique de l'apparence, et en recherchant toujours plus la force intime et la sagesse[2].
Son style est défini, selon la Bibliothèque Virtuelle Miguel de Cervantes[3] comme étant «né comme un témoignage du vitalisme existentiel d'un sujet sensible, solitaire et moulé par le destin; sa poésie a peu à peu acquis, suivant un lent processus de croissance et de consommation, l'entonnaison d'une célébration qui n'ignore pas la précarité de la vie ni cache les effrayantes allégories du mal, mais soutient en sa musique une volonté intime de se révéler.»
Alors qu'il tend à produire des poèmes plutôt élégiaques ou de célébration, il s'essaie dernièrement au cantique — à l'«hymne», dit même Carlos Marzal dans le journal El País[4], après avoir lu Mundo entero del claro.
Des critiques espagnols comme José Luis García Martín ou Luis Antonio de Villena le hissent à la hauteur d'auteurs tels que Luis García Montero, Felipe Benítez Reyes ou Carlos Marzal.
Sa poésie fut publiée dans diverses revues poétiques espagnoles telles que Signos, et traduite en plusieurs langues, dont l'italien, le français, le portugais, le hongrois et le bulgare.
El 50 del 50: Seis poetas de la generación del medio siglo, 2006[b 13]
Contra toda creencia, 2012
Vivir el cuerpo de la realidad, 2014
Para caer en sí (Diálogos en torno a la palabra de Nisargadatta Maharaj), 2015
Participation dans des anthologies personnelles ou collectives
Vicente Gallego, Selección de poemas de Vicente Gallego, 1996[b 14]
VVAA, IV Premio de narraciones breves Alberto Lista, 1997[b 15] (où figurent Vicente Gallego et Jaime Alejandre(es))
VVAA, Un puñado de cuentos: Premio Nacional de Cuentos Mutua de Pamplona, 1997, 1998[b 16] (où figurent Vicente Gallego, Pedro Galán Sánchez et Pedro Ugarte(es))
VVAA, Plomo en el corazón; Estación de paso, 2003[b 17] (où Miguel Sánchez Robles(es) écrit Plomo en el corazón et Vicente Gallego écrit Estación de paso; inclut d'autres poèmes)
Vicente Gallego, El sueño verdadero (Poesía 1988-2002), 2004[b 18]
Claudio Rodríguez, Alto jornal: Antología poética, 2005[b 19] (où Vicente Gallego écrit le prologue, fait la sélection des poèmes et édite)
VVAA, Una noche en vela: antología poética, 2006[b 20] (où figurent Vicente Gallego et César Simón(es))
VVAA, La mirada sin dueño (antología poética), 2008[b 21] (où figurent Vicente Gallego et Miguel Ángel Pons Pereda-Velasco)
Prix
1987: Prix Rey Juan Carlos I(es), pour La luz, de otra manera.
1990: Premio a la Creación Joven, de la Fondation Loewe, pour Los ojos del extraño.
1994: Prix Premio Tigre Juan(es), pour Cuentos de un escritor sin éxito
1995: Prix Premio Internacional de Poesía Ciudad de Melilla(en), pour La plata de los días
2001: Prix Loewe, pour Santa deriva
2002: Prix Premio Nacional de la Crítica de Poesía Castellana(es), pour Santa deriva
Notes et références
Notes bibliographiques
(es) Vicente Gallego, Santuario: (1984-85), Universitat de València. Servei de Publicacions, , 45p. (ISBN978-84-370-0282-8).
(es) Vicente Gallego, La luz de otra manera, Visor Libros, , 48p. (ISBN978-84-7522-231-8).
(es) Vicente Gallego, Los ojos del extraño, Visor Libros, , 98p. (ISBN978-84-7522-262-2).
(es) Vicente Gallego, La plata de los días, Visor Libros, , 109p. (ISBN978-84-7522-355-1).
(es) Vicente Gallego, Poemas, Universitat de les Illes Balears. Servei de Publicacions Caixa de Balears Sa Nostra, , 32p. (ISBN978-84-7632-481-3).
(es) Vicente Gallego, Santa deriva, Visor Libros, , 102p. (ISBN978-84-7522-963-8).
(es) Vicente Gallego, La razón ebria, Carlos Morales del Coso, , 16p. (ISBN978-84-95543-10-3).
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