Marilyse Hamelin est une écrivaine, journaliste, essayiste, animatrice, chroniqueuse et conférencière québécoise née en 1980, à Amos, en Abitibi[1],[2],[3],[4],[5],[6].
Écrivaine, animatrice de télévision, conférencière, journaliste, militante pour les droits des femmes, essayiste
Autres informations
A travaillé pour
Le Devoir Agence QMI Châtelaine L'actualité Transcontinental média Le Journal de Montréal Le Droit MAtv
Membre de
Fédération professionnelle des journalistes du Québec Association des journalistes indépendants du Québec Union des écrivaines et des écrivains québécois
Elle étudie le journalisme à l'UQAM[7] de 2000 à 2006 avant de travailler dans différents quotidiens québécois. Elle est d'abord commis à la rédaction, journaliste pigiste puis secrétaire de rédaction au journal Le Devoir de 2004 à 2006, puis reporter au Journal de Montréal en 2006, puis au journal Le Droit en 2007.
Elle devient ensuite, entre 2006 et 2012, rédactrice en chef, chef de pupitre, puis directrice de l'information chez Transcontinental média[8]. Elle est ensuite pupitreuse à l'Agence QMI jusqu'en 2013[9].
Militance féministe et journalisme engagé
De 2013 à 2017, elle publie le blogue féministe La semaine rose[10]. Parallèlement, elle est embauchée aux communications publiques et numériques[11] par l'Association féminine d'éducation et d'action sociale du Québec (Afeas)[12].
À partir de 2015, on peut régulièrement l'entendre sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première[13]. Au fil des ans, elle a prononcé plusieurs conférences dans les milieux scolaires[14], syndicaux[15] et communautaires[16], principalement à propos d'enjeux liés au féminisme et à la condition féminine. Elle s’est aussi impliquée bénévolement pour plusieurs causes dont la liberté de la presse[17] et la santé mentale des journalistes.
En 2015, elle cofonde avec la chercheuse Marie-Ève Maillé l'observatoire Décider entre hommes[18], qui porte sur la surreprésentation masculine dans les lieux de pouvoir[19], L'observatoire changera de main au printemps 2018, tombant sous la responsabilité du blogue Je suis féministe[20].
En 2016, elle effectue une tournée pan québécoise des établissements collégiaux pour parler de consentement sexuel[réf.souhaitée] en compagnie du rappeur Koriass et de la présidente du Conseil du statut de la femme de l’époque, l’actuelle sénatrice canadienne Julie Miville-Dechêne[21].
En mars 2017, elle est au cœur de ce qui a été appelé «la crise des blogueuses»[22], soit le cri du cœur contre le harcèlement en ligne des femmes[23],[24] qui défendent des positions féministes. Plusieurs chroniqueurs[25] et figures publiques[26] au Québec dénonceront ensuite le harcèlement en ligne dont sont victimes les femmes journalistes.
En juillet 2018, la journaliste dénonce par ailleurs le fait que l'aspirant premier ministre et chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, l'ait bloquée sans motif apparent sur Twitter[27]. Le politicien et actuel premier ministre du Québec finira par présenter ses excuses sur la plateforme et débloquera la journaliste ainsi que d'autres collègues québécois. Il récidivera néanmoins en 2020 à l'encontre du journaliste montréalais Aaron Derfel, ce qui suscitera un tollé[28].
De 2017 à 2019, elle est chroniqueuse au magazine Châtelaine, où elle tient la rubrique Féminin universel. Elle signe ensuite une chronique culturelle au magazine L’actualité durant l’année 2019.
Elle est récipiendaire du prix Reconnaissance 2018 de l’Association canadienne pour les Nations unies pour l’ensemble de son travail[29].
Entre 2018 et 2020, elle anime trois saisons du magazine culturel Nous sommes la ville[30] ainsi que la série Vue sur la relève[31] à l'antenne de MAtv Montréal. Ces deux projets ont pour buts de faire rayonner les femmes, les diversités sexuelles et culturelles ainsi que de célébrer l'art émergent. Parmi les collaboratrices régulières de l'émission, on compte Vanessa Destiné, Toula Drimonis, Estelle Grignon, Takwa Souissi et Marie-Lune Brisebois.
«Burnout» féministe
En janvier 2020, elle quitte son blogue bimensuel pour le magazine L’actualité et se retire ensuite progressivement de la prise de parole publique et dans les médias à propos des enjeux égalitaires et de condition féminine en raison d’un épuisement causé par ce qu’on appelle désormais le «burnout ou fatigue militante»[32],[33]. Elle en témoigne dans le livre «11 bref essais sur la beauté, pour échapper à la tyrannie des idées reçues» dans son essai intitulé «Au commencement, la laideur». D'ailleurs, durant une entrevue pour le quotidien La Presse au sujet du livre, elle se confie à la journaliste: «Après 10 ans de blogue et de chronique féministe, je trouvais que je n’avais plus rien à dire, j’étais fatiguée, j’étais à plat»[34].
Elle se joint en 2020 à titre de collaboratrice spéciale au mensuel culturel alternatif Cult MTL[35] et, à partir de 2021, elle effectue un retour au journalisme culturel en rédigeant des portraits de comédiennes pour le magazine VÉRO, au journalisme de loisir avec un mandat de couverture télévisuelle et cinématographique pour le magazine ELLE Québec ainsi qu’au journalisme de service en tant que contributrice au balado scientifique «En cinq minutes» produit par QUB radio. Elle rédige également des portraits d'autrice, d'éditrice et des critiques de littéraires pour la revue Collections de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).
Autrice et direction éditoriale
En août 2017, elle publie l'essai Maternité, la face cachée du sexisme[36] chez Leméac éditeur. À sa sortie, le livre se classe 2e meilleur vendeur dans la catégorie essais au palmarès Gaspard-Le Devoir[37]; derrière le best-seller En as-tu vraiment besoin?[38] du chroniqueur et animateur Pierre-Yves McSween[39]. Le livre est traduit en 2018 par la maison Baraka Books et est publié sous le titre Motherhood, The Mother of all Sexism: A Plea for Parental Equality.[40]
Entre 2017 et 2021, elle contribue à plusieurs ouvrages collectifs publiés aux éditions du Remue-Ménage, chez Québec Amérique, chez Guy-Saint-Jean éditeur et aux éditions Somme toute, dont: Libérez la colère (2018)[41], 11 Brefs essais pour l’égalité des sexes (2019)[42], Dictionnaire du sexisme dans la langue(2017)[43] et D'amour et d'oubli (2021)[44],[45], un collectif pour amasser des fonds pour la lutte contre l'Alzheimer réunissant 32 personnalités publiques et littéraires québécoises, dont Kim Thuy, Gilles Archambault, Raôul Duguay, Marie Laberge, Ariane Moffat, Stanley Péan, Larry Tremblay et Kim Yaroshevskaya.
En septembre 2021, elle publie son premier récit autobiographique intitulé Quelques jours avec moi,[46],[47]. Illustré par l'artiste Agathe Bray-Bourret[48] et édité par la poète Anne Peyrouse[49], il est le 2e ouvrage à paraître dans la collection Hamac illustré[50] des Productions Somme toute[51] après Bagels de la romancière Fanie Demeule[52]. Toujours en 2021, elle dirige le collectif 11 brefs essais sur la beauté, pour échapper à la tyrannie des idées reçues,[53],[54] publié chez Somme toute éditeur et réunissant plusieurs écrivaines de renom telles que Heather O'Neill[55], Perrine Leblanc[56],[57] et Lynda Dion.
Œuvres
Roman
Quelques jours avec moi (récit en prose poétique illustré par d'Agathe Bray-Bourret), Montréal, éditions Hamac, collection Hamac illustré, 2021, 80 p. (ISBN9782925087410 et 2925087418)
Essais
Maternité, la face cachée du sexisme, Plaidoyer pour l'égalité parentale, Montréal, éditions Leméac, collection Présent, 2017, 181 p. (ISBN9782760912298 et 2760912299)
MOTHERHOOD, The Mother of all Sexism (Traduction), Montréal, Baraka Books, 2018, 176 p. (ISBN9781771861373)
Collectifs
11 brefs essais sur la beauté: pour échapper à la tyrannie des idées reçues (Au commencement, la laideur), collectif sous la direction de Marilyse Hamelin, Montréal, éditions Somme toute, 2021, 112 p.(ISBN9782897942670 et 2897942673)
D’amour et d’oubli - mots tendres sur l’Alzheimer (Journal de bord des morts), collectif sous la direction de Claudie Stanké, Montréal, Guy Saint-Jean Éditeur, 2021, 168 p. (ISBN9782898271526).
11 brefs essais pour l'égalité des sexes (Les meilleurs jours), ouvrage collectif sous la direction de Noémie Désilets-Courteau, Montréal, Éditions Somme toute, 2019. (ISBN9782897940850)
Libérer la colère (Cachez cette colère que je ne saurais voir), ouvrage collectif sous la direction de Natalie-Ann Roy et Geneviève Morand, Montréal, Éditions du Remue-ménage, 2018, 208 p.(ISBN9782890916203)
Démantèlement tranquille: le Québec à la croisée des chemins (Enjeux féministes), ouvrage collectif, Montréal, Québec Amérique, 2018. (ISBN9782764436509)
Dictionnaire du sexisme dans la langue (Prendre), ouvrage collectif sous la direction de Suzanne Zaccour et Michaël Lessard, Montréal, Éditions Somme toute, 2017. (ISBN9782924606605)
Prix et distinctions
2021: Lauréate, Prix «Meilleure chronique»[58] Grands prix du journalisme indépendant (GPJI)[59] de l'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ).
2018: Lauréate, Prix «Reconnaissance» dans la catégorie «Enjeux féminins» pour l’ensemble de l’œuvre, Association canadienne pour les Nations unies[29]
2016: Colauréate aux Canadian Online Publishing Award[60] dans la catégorie «Best Series», dossier «Parents, êtes-vous égaux?», texte «L'inquiétude, le labeur des mères?», magazine Planète F[61]
2016: Colauréate Prix Zénith d'excellence en communication dans la catégorie «Événement» pour la tournée de conférences «Sexe, égalité et consentement» du Conseil du Statut de la femme du Québec, avec Koriass et Julie Miville-Dechêne[62],
2009: Lauréate du «Grand Prix Hebdo de l’année»[63] pour la qualité du contenu et du français écrit en tant que rédactrice en chef du journal local La Voix pop[64], Les Grands Prix des Hebdos, Hebdos Québec.
Karine Castonguay, «De l’inconvénient d’être mère / Marilyse Hamelin, Maternité, la face cachée du sexisme, Montréal, Leméac Éditeur, Collection Présent, 2017, 184 pages», Les Cahiers de lecture de L'Action nationale, vol.12, no2, , p.13–14 (ISSN1911-9372 et 1929-5561, lire en ligne, consulté le )
Castonguay, K. (2018). Compte rendu de [De l’inconvénient d’être mère / Marilyse Hamelin, Maternité, la face cachée du sexisme, Montréal, Leméac Éditeur, Collection Présent, 2017, 184 pages]. Les Cahiers de lecture de L'Action nationale, 12 (2), 13–14
Le Devoir, «Pamarès Gaspard-Le Devoir du 21 au 27 août 2017», Le Devoir, publié dans l'édition du samedi et dimanche 2& 3 septembre 2017, cahier culture, F3
Agathe Boussard, «Un best-seller canadien plaide pour la déconsommation», Le Parisien, , p.14
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