Théodore Hannon, dit Théo Hannon, né à Ixelles le et mort à Etterbeek le , est un poète et peintre belge. Il est le fils du médecin et botaniste Joseph-Désiré Hannon et le frère du photographe Édouard Hannon et de la mycologue Mariette Rousseau (1850-1926).
Il est le second enfant de Joseph-Désiré Hannon (1822-1870), docteur en sciences naturelles et docteur en médecine, professeur à l'Université libre de Bruxelles. À la mort de celui-ci le , Ernest Rousseau (1831-1908), professeur de physique à l'ULB, devient le tuteur de Théodore et du reste de la fratrie: Marie-Sophie, dite Mariette (1850-1926), future mycologue et future épouse d'Ernest Rousseau, ainsi qu'Édouard Hannon (1853-1931), futur ingénieur et pionnier de la photographie artistique belge.
Théodore commence à suivre la voie de son défunt père en s'inscrivant en sciences (1870-1871) et en médecine (1871-1873) à l'ULB mais finit par rentrer à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et prend pour maître Camille Van Camp. Il devient membre de la Société libre des beaux-arts puis, en 1875, membre fondateur d'un nouveau groupe anticonformiste: La Chrysalide. En 1877, il devient directeur de la revue L’Artiste[1].
À l'Académie, Théo se lie d'amitié avec le jeune James Ensor et, vers 1880, le présente à sa sœur Mariette et son mari Ernest Rousseau, qui l'introduiront dans les milieux artistiques et intellectuels de la capitale.
Les premiers essais poétiques de Théodore Hannon, et notamment en 1881 les Rimes de joie, portèrent sur lui l'attention et l'admiration du monde littéraire. Huysmans, surtout, voyant en lui un disciple de Charles Baudelaire, fit de lui un portrait élogieux dans À rebours. Toutefois, Hannon par la suite sombra dans les parodies faciles, la poésie érotique et les pièces de théâtre de boulevard, et son œuvre est rapidement tombée dans l'oubli.
Il est également peintre et dessinateur: ainsi, il illustra, en 1883, La Vie bête de Max Waller.
Théo Hannon est décoré des palmes académiques et de l'ordre de Léopold[2].
Il est inhumé au cimetière d'Ixelles. Sur sa tombe trône son buste réalisé par le sculpteur Jules Lagae[3].
Œuvres
La Camera Obscura près de la petite plage d'Ostende (vers 1880), peinture conservée au musée des Beaux-Arts d'Ostende.
Rimes de joie, éditions Henry Kistemaeckers, Bruxelles, 1881 - Lire en ligne
Au pays du Manneken-Pis, éditions Henry Kistemaeckers, Bruxelles, 1883
Le Candélabre, L. Hochsteyn, Bruxelles, 1883 (opérinette)
Pierrot macabre: ballet pantomime, chez Pierrot aîné ("Bergame"), Bruxelles, 1886 - Lire en ligne
La Valkyrigole: parodie-éclair, Aux Iles amazones, 1887 - Lire en ligne
Au clair de la dune: poèmes, éditions Dorbon Ainé, Paris (1909) - Lire en ligne
La Camera Obscura près de la petite plage d'Ostende (vers 1880).
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Lucien Solvay, «Hannon (Théodore)», dans Biographie nationale de Belgique, t.29, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, (lire en ligne), p.337 (col.644-647).
Paul Delsemme (1999), «Théodore Hannon», in Nouvelle biographie nationale, Bruxelles, tome V, pp. 189-194. lire en ligne
Paul Delsemme (2008), Théodore Hannon, poète moderniste, Bruxelles, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique - Lire en ligne
Joris-Karl Huysmans, Lettres à Théodore Hannon (1876-1886), édition présentée et annotée par P. Cogny et Ch. Berg, Saint-Cyr-sur-Loire, Editions Christian Pirot, 1985.
Jean-Jacques Symoens et Henri J. Dumont (2012), "Une famille belge de la Belle Epoque: les Hannon et les Rousseau, leur activité et leur héritage scientifique...", in Les Naturalistes belges, n°93, pp. 1-28 - Lire en ligne
Gustave Vanwelkenhuyzen (1934), «J.-K. Huysmans et Théodore Hannon», in Revue franco-belge, , pp. 565-584.
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